Catégorie : Chroniques MX

Le fils parfait

Chez les Paget, le jour du Mx de Legna, nous sommes 4 générations à trainer sur le circuit. En gros, nous sommes quasiment tous le père, ou le fils, de quelqu’un qui aime le Mx.
 
 
Comment, alors, ne pas décevoir, ou rendre son géniteur fier, celui qui vous a donné la vie, vous a élevé et chéri…presqu’autant que votre mère (qui reste la Boss, soyons honnête) ?
 
En cherchant bien, j’ai retrouvé cette fois-ci des plaques de titane gravées en Viknorien, un dialecte d’une autre galaxie, retrouvées au fond d’une série de whoops lunaire, là où le véhicule d’Apollo aurait dû être…mais qui n’y était pas, forcement, car personne n’est vraisemblablement jamais allé sur la Lune.
 
Après une google traduction, voici ce que donnent les conseils Viknoriens pour être un fils parfait :
 
-Sachez que tout ce que vous avez, c’est lui qui vous l’a donné. Difficile de ne pas être reconnaissant et respectueux.
 
-Quelque soit votre niveau de méchanceté, impolitesse ou malhonnêteté avec lui, dites vous que vous aurez sûrement un jour, un enfant qui vous le rendra bien à son tour.
 
-Oui, il sait quand les choses vont arriver à l’avance. Il a un secret ceci dit : cela lui est forcement deja arrivé un jour aussi.
 
-Vous avez surement plus besoin de lui que l’inverse : Sans lui, vous êtes dans la m***, sans vous il est…libre.
 
-Il y a à peu près mille taches simple que vous pourriez faire pour lui faciliter la vie, à commencer par laver vos équipements, ranger vos affaires et nettoyer l’atelier.
 
-Respecter le matériel et ses adversaires est un bon début aussi.
 
-Ne lui dites jamais « de ton temps » car RIEN n’a changé, si ce n’est le côté moulant des maillots de cross.
 
-Se donner à 100% quelque soit votre place est une évidence.
 
-Partez devant ! Quel pied de voir son fils seul devant au premier virage…pour des raisons de sécurité !
(Parce que guidon contre guidon noyé dans le pack arrivant sur la premiere table, c’est moyen pour calmer la tachycardie)
 
-Pas besoin d’un speach récité bêtement sur le podium. Un clin d’oeil à votre daron suffira s’il est bien fait.
 
-Ne le tenez pas à l’écart, n’ayez pas honte de lui, vos amis vous l’envient peut être…
 
-Cherchez de nouveaux projets, voyages, challenges : quel père n’aimerait pas avoir un fils aventurier !
(mais donnez-lui des nouvelles quand même)
 
-Ne cherchez pas une petite amie qui lui plaira à tout prix…de toute façon il y a de grandes chances que vous choisissiez un sosie de votre mère.
 
-Organisez un coup de moto avec lui, une fois par an minimum !
Balade en Trial, sortie Enduro ou coup de Mx dans un champs d’ornières c’est parfait.
 
-Dites lui de vous offrir les Guides du PILOTAGE et de la COMPETITION écrit par Pierrick Paget.
(si, si, c’etait bien écrit ca sur les plaques Viknoriennes!!)
 
***Zirko nek, giko Bubba sifiza !***
Traduction : A plus, bon ride et vivement que l’on revoit James Stewart sur une moto
PS: Ce qui prouve au passage que le pilote de Haines City venait bien d’une autre planète…

Le père parfait…

On a tous envie d’en devenir un. 
 
Mais ce n’est pas évident sur un terrain de Mx où le stress et les faits de course ont vite fait de transformer complicité, joie et plaisir en engueulades, haine et violences verbales (si ce n’est plus)…
J’ai d’ailleurs écrit tout un chapitre là-dessus, intitulé STAFF, dans « MOTOCROSS, Le Guide de la COMPETITION » sorti cet hiver.
 
Mais le Mx reste malgré tout le ciment le plus fort que je ne connaisse. 
 
Combien de pères/fils trainent encore ensembles, passé 18 ans dans la « vraie vie » ? 
Combien de grand-pères font-ils la course avec leur petit fils comme j’ai pu le voir sur instagram avec Alain vs Leny Pichon ?
Combien de pères restent jeunes, voyages, découvrent encore la France (ou le monde) chaque WE ensembles ?
 
J’ai la chance d’avoir deux enfants.
Je suis très loin d’être un père top et ne le serai probablement jamais assez, mais cela ne m’empêche pas d’en rêver tout haut et d’essayer d’appliquer les « principes de base du père parfait » (écritures vieilles de 3.000 ans), retrouvées dans une tombe Burgonde en forme de camel-jump (si si !).
Voici quelques lignes :
 
-Ne jamais dire que la musique qu’il écoute est nulle…mais lui en faire écouter plein d’autres.
 
-Ne jamais lui donner quelque chose sans qu’il n’en ai rêvé…et qu’il ait (un poil) travaillé pour l’avoir.
 
-Lui excuser TOUTES ses erreurs, lui conter qui les a faites aussi (ca se trouve facilement)…et comment ne plus les faire.
 
-Ne jamais rompre l’équilibre Sport-Art-travail…et c’est à vous de montrer l’exemple.
 
-Ne pas lui refaire faire toujours la même chose (course, terrain, discipline, cylindrée) chaque mois, chaque année…un enfant a exactement besoin du contraire.
 
-Trouver un rêve commun simple (pas QUE le vôtre, pas non plus « devenir pilote Pro un jour » et encore moins les deux ensembles ) …et donner ensemble tout ce que vous avez pour qu’il se réalise.
 
-S’il ne vit que pour le Mx, c’est que vous avez merdé dans les points d’avant.
 
-Lui enseigner que pratiquer le Mx et ne pas faire de mécanique…n’existe pas.
 
-Que rouler en Mx et ne pas faire un autre sport à côté…n’existe pas.
 
-Que rouler 12 mois par an est la pire décision que vous puissiez prendre pour son équilibre.
 
-L’empêcher de faire la fête, de sortir avec ses potes et de courir le sexe opposé (ou le même d’ailleurs) est une énorme erreur que vous regretteriez amèrement plus tard…
Rassurez vous, si les points supérieurs ont été respectés, il n’y a rien à craindre, il saura rester « smart »
 
-La violence verbale ou physique, c’est quand vous (je) êtes (suis) trop nul pour trouver une solution.
 
-Avant d’apprendre des choses complexes à votre enfant, concentrez vous sur les fondamentaux : sommeil, nourriture et communication (politesse et maitrise de la langue)
 
-Ne jamais lui dire qu’il est bon…car c’est faux (il y a tjs un asiatique sur youtube qui vous replacera dans vos 40 mètres)
 
-Ne jamais oublier de lui dire qu’il est meilleur que vous(et tout faire pour qu’il le soit), et ce, sur bien des points…
 
-Si vous ne pouvez le dire…faites ce qu’il faut pour qu’il sache que vous l’aimez (mais pas sur le mur Facebook par pitié)
 
C’était signé : The Flying Burgonde.

Le point de corde…

Les moniteurs racontent-ils n’importe quoi ?
 
Cela fait plusieurs fois que j’observe des vidéos, des photos, que j’entends et que je lis des choses sur le meilleur endroit pour s’assoir avant un virage.
 
Du petit 65cm3 au pilote de AfricaTwin, la question que l’on me pose reste la même : « jusqu’où dois je rester debout avant ce §#+£1% de virage ! »
 
Pourtant la réponse est plutôt simple, et s’il y a une chose qui est sûr, c’est que ce n’est et ne sera presque JAMAIS « au point de corde » (le milieu du virage) comme je peux le voir avec des cônes placés au centre du virage.
 
Comme je le disais dans « MOTOCROSS, Le GUIDE du PILOTAGE MODERNE » en page 104, dans la partie « Techniques irrégulières », les pilotes US arrivent désormais même assis…au freinage ! La tenue de la moto dans les trous, les suspensions modernes et la préparation de la future ornière le demandent et sont prioritaires !
 
Sans aller jusque là, le but est de ne pas tomber, et d’être rapide, non ?
Alors, on relâche les mains, on lève les yeux, et on se prépare…
 
Primo
Rien ne se fait jamais en même temps !
On coupe les gaz le plus tard possible (cette distance variant entre vous, moi…et Gajser évidemment)…
 
Puis on freine en rétrogradant (1 ou 2 vitesses généralement)
Ensuite on s’assoit le plus en avant possible en tendant la jambe
Et SEULEMENT après on rentre dans l’ornière !
 
Donc rétrograder assis : FAUX
Freiner jusque dans le virage : FAUX
Ne pas tendre la jambe avant l’ornière : FAUX
S’assoir au milieu de l’ornière : FAUX 
 
Deuxio
On perd le temps à l’ENTREE pour gagner du temps à la SORTIE
Donc le fait de rentrer assis et la jambe tendue bien à l’avance permettra d’avoir de l’équilibre, et donc de rapidement remettre le pied sur le cale-pied à l’accélération !
 
Car si vous pouvez gagner deux dixièmes à l’entrée de l’ornière, vous pouvez AUSSI vous étalez comme une bouse….et perdre 10-20sec !
 
Donc prenez votre temps à l’entrée, et passé le milieu du virage, redressez VITE la machine, remettez VITE votre pied sur le cale-pied intérieur et enclenchez VITE le rapport de vitesse supérieur pour donner adhérence, ne pas cabrer et avoir une moto qui avale mieux les trous.
 
Tertio
S’assoir au milieu du virage créé un temps d’arrêt, une coupure
Et c’est souvent lui qui provoque la « glisse de l’avant » 
C’est aussi ce qui font que les pilotes « tapent » du pied au milieu de l’ornière !
Le plus important est le filet de gaz qui vous tiendra dans l’ornière alors comment faire un filet en s’asseyant en plein milieu ? Impossible.
 
Quatro
Regardez les vidéos !
Dungey, Webb, Roczen, Herlings, Cairoli, Gajser…
Ils s’assoient tôt, ressortent fort les deux pieds sur les cale-pieds, font très rarement d’impulsions assises et privilégient surtout les sorties de virage à leur entrée.
 
Pour résumer donc, ne vous asseyez au milieu du virage QUE si un (énorme) trou ou un saut (mal placé) ne vous y oblige, et faites comme moi : imitez Herlings autant que vous le pouvez…avec plus ou moins de succès !
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